Toponymie des rues de Normandin

Parcourir les rues de Normandin par la toponymie est une excellente façon de découvrir son histoire ainsi que les caractéristiques spécifiques à son territoire. 

Il est intéressant de savoir que le 3 avril 1956, le règlement portant le no 67  fut adopté à l’unanimité. Il entra en vigueur selon la loi, loi qui prévoit que pour des fins administratives, sociales et économiques, d’attribuer à chacun des chemins publics un nom officiel. 

De ce fait, pour Normandin, le mot  « rue » désigne tout chemin se dirigeant du nord-ouest vers le sud-est ou vice-versa. Le mot « avenue » désigne tout chemin qui se dirige du sud-ouest vers le nord-est ou vice-versa.

 

A

Aubert-Hamel, av.

Ancêtre qui a quitté Lotbinière en 1881 et qui a décidé de s’expatrier afin de chercher de meilleures conditions de vie. À Québec en 1881, il fit une demande comme colon, pour l’obtention de lots à Normandin. Il se vit accorder quatre lots de terre (il avait 4 fils). Ces lots étaient en forêt vierge, sans aucune construction, sans chemin. Les premiers occupants du sol,  fils et petits-fils ont continué à défricher et à bâtir des fermes sur lesquelles ils élevèrent de nombreuses familles.

B

Bassin (des), av.

En raison des bassins de l’usine d’épuration, située à proximité.

Bouchard, av.

Louis-Ovide Bouchard, né le 17 mars 1914, fut une véritable figure dominante de la vie municipale de Normandin et du Conseil de comté  Lac-Saint-Jean-Ouest. Cultivateur de son état, il entra dans la vie publique en se faisant élire comme maire de la municipalité du Canton de Normandin le 6 septembre 1960. Il cumula 14 années d’expérience comme contremaître dans les chantiers forestiers et 20 ans d’agriculture. Il eut 10 enfants.

Boulianne, rue

Edmond Boulianne, figure souche de Normandin. Il était l’un des cultivateurs les plus en vue des rangs 4 et 5, il se spécialisait dans l’élevage des chevaux de race. L’hiver il faisait chantier de bois de chauffage pour l’église de Normandin. Edmond est né le 8 décembre 1874, et il est décédé en 1969. Le site enchanteur la « Pointe des Boulianne », lieu de villégiature où l’on retrouve activités agricoles et sylvicoles ainsi que le Ranch d’Edmond Boulianne qui est devenu un centre d’interprétation, témoigne des traces indélébiles qu’à laisser ce personnage. 

Bruno-Fraser, rue

Bruno Fraser arriva à Normandin en 1904. Natif de Saint-Prosper, il ouvrit un magasin général à Normandin avec    son épouse Alice Bernard. L’un et l’autre avaient un sens aigu des affaires. Onze enfants sont nés de cette union. Sa mort survenue en hiver 1958, à l’âge de 78 ans.

C

Camil-Frigon, av.

Camille Frigon, né le 6 juin 1930, a lancé l’entreprise Frigon Électrique à sa résidence au 1077, rue Lacasse. Il fut  maire de Normandin de 1966 à 1973.

Centre sportif (du), rue

Cette rue comme son nom l’indique fait front au Centre sportif de Normandin.

Cerisiers (des), av.

Cette avenue constitue le prolongement du quartier des maisons mobiles de Normandin.

Cormiers, (des), rue

Cette rue constitue le nouvel embranchement du quartier des maisons mobiles de Normandin.

Cran (du), av.

En raison de l’affleurement de la roche en place formant une éminence souvent abrupte.

D

Deschênes, rue

En l’honneur de M. Donatien Deschênes, commerçant influent et homme d’action qui fut, notamment, le fondateur de la Garde paroissiale de Normandin.

Docteur-Poisson (du), rue

Ludger Poisson a été reçu médecin à Québec en 1905. Il s’établit en 1911 à Normandin. Reconnu pour son humanité, son dévouement et sa grande générosité; ceux qui l’ont connu se souviennent qu’il a procédé à de nombreux accouchements sans rien demander en retour. Il est né à Nicolet en 1880 et décédé à Normandin en 1963, à l’âge de 83 ans. 

Docteur-Levasseur (du), av.

Le Dr Marc Levasseur fut médecin résident à Normandin. Né à Joliette le 1er  février 1921, il épousa Louise Bélanger; ils eurent 2 filles.

E

Écoles (des), av.

En raison de la présence de l’école primaire, à l’une de ses extrémités.

Église (de l’), av.

En raison de la présence de l’église, à l’une de ses extrémités.

F

Ferland, av.

Cette avenue doit son nom à M. Philadelphe Ferland, qui fut le président fondateur de la Coopérative agricole de Normandin et le père de Louis Ferland.

Fortin, rue

Cette rue a été construite sur la terre de M. Paul-Émile Fortin, d’où son nom.

Foyer (du), av.

Cette avenue a été nommée ainsi parce qu’elle borde les terrains où était situé à l’origine le cinéma le Foyer. Cet immeuble abrite maintenant le CLSC et le CHSLD.

François-D’Assise-Nadeau, av.

Maire du village en 1922-1923 et maire du canton de Normandin en  1931 - 1933 ainsi que de 1941  à 1947.

Frère-Louis (du), rue

C’est en l’honneur du frère Louis Ferland, qui fut le premier directeur de la Polyvalente de Normandin.

G

Gare (de la), av.

Cette avenue porte son nom en raison de la présence, à son extrémité nord-est, de l’ancienne gare de chemin de fer.

Girard, carré

Ce carré a été nommé ainsi en l’honneur de M. Joseph Girard. Ces sections de terres lui appartenaient, il fut également un industriel important de Normandin.

H

Harvey, av.

C’est en raison de sa localisation, c'est-à-dire que les terres où elle prend naissance appartenaient autrefois à Joseph Harvey, ancêtre des Harvey de Normandin.

Hélène, rue

Une parcelle de terre sur laquelle est située cette rue a été cédée à Marcel Bouchard par son père Robert. C’est en l’honneur d’Hélène, la fille de Marcel, que la rue a été baptisée ainsi. 

I

Industrielle, av.

Son nom vient du fait que cette avenue mène directement aux installations industrielles de la compagnie forestière Abitibi Consolidated.

J

Jules-Dutil, av.

Cette avenue porte  le nom du maire de Normandin de 1915 à 1917, M. Jules Dutil.

Julien, av.

C’est en l’honneur de la famille pionnière Julien, la terre où elle fut construite a appartenu à un dénommé Clovis Julien.

L

Lacasse, av.

Elle a été baptisée ainsi en l’honneur du père Zacharie Lacase. À cet effet, il existe une controverse à savoir s’il doit y avoir deux « s » ou un seul. À l’origine, le nom de l’avenue ne s’écrivait qu’avec un seul « s »; il semblerait qu’une erreur d’orthographe se soit glissée lorsque la ville changea les écriteaux de ses rues et avenues, ce qui expliquerait pourquoi l’avenue LACASE est devenue l’avenue LACASSE.

Laliberté, av.

Elle fut baptisée ainsi en l’honneur des frères et cousins Laliberté : Gustave, Émeric, Alphonse et Eugène. Ils figuraient parmi les sept premiers pionniers à parvenir sur le territoire de Normandin en 1878. Alphonse fut d’ailleurs le premier maire de Normandin de 1890 à 1891.

Louis-Tremblay, rue

Tremblay était un cultivateur émérite de Normandin qui se vit octroyer les médailles d’argent (1939) et d’or (1949) du Mérite agricole de la province de Québec, en plus de s’être impliqué auprès de différents organismes agricoles tels que la Coopérative et la Société agricole. Il fut maire du Canton de Normandin de 1947 à 1957.

Lydoric-Doucet, rue

Monsieur était un vétéran de la Première Guerre mondiale.

M

Mathieu, rue

Cette rue a été nommée ainsi en l’honneur de M. Arthur Mathieu et de sa famille, qui étaient propriétaires de la rue au moment de son ouverture.

Morin carré

Ce carré fut nommé ainsi en l’honneur M. Hector Morin, qui était le propriétaire du lot de terre où il a été construit. 

N

Nérée-Cloutier, rue

Monsieur Cloutier fut  maire de Normandin de 1902 à 1905. 

P

Parc-Industriel (du), rue

Cette rue a été ouverte pour que la ville puisse se doter d’un parc d’industries légères.

Picard, av.

Elle doit son nom à la famille Picard, cette dernière dont l’ancêtre est Narcisse fut l’un des sept premiers pionniers de Normandin.

Pierre-Boulet, rue

Il fut le maire de Normandin de 1896 à 1899.

Plateau (du), rue

Son nom fait référence à la caractéristique physique de sa localisation. 

R

Rachelle, av.

Au moment où la municipalité du canton de Normandin ouvrit l’avenue, celle-ci était située sur le terrain occupé par M. Lucien Robert, qui avait une fille prénommée Rachelle.  Il demanda à ce que l’avenue porte le nom de cette dernière plutôt que le sien, contrairement à la coutume de l’époque.

Rocher (du), av.

Son nom fait référence à la caractéristique physique de sa localisation.

Roy, rue

Elle est nommée ainsi pour honneur des familles Roy de Normandin, dont Alphonsine Roy, l’une des premières institutrices de la colonie.

S

St-Cyrille, rue

En l’honneur de Cyrille ou Constantin, le Philosophe (né vers 827-828 à Thessalonique et décédé le 14 février 869 à Rome) et son frère Méthode, évêque de Sirmium (né vers 815-820 à Thessalonique et décédé le 6 avril 885 en Grande Moravie, probablement à Velehrad), sont connus comme « les Apôtres des Slaves », c'est-à-dire ceux qui ont évangélisé les peuples slaves de l'Europe centrale.

St-Edmond, rue

Le nom de cette rue rappelle l’influence qu’a pu exercer le curé Joseph-Edmond Tremblay, qui fut pasteur à Normandin de 1927 à 1954.

St-Isidore, rue

Pour rendre honneur à Saint-Isidore, patron des fermiers et des laboureurs.

St-Jean-Baptiste,rue

Pour rendre honneur au patron des Canadiens français.

St-Joseph, rue

En l’honneur de Joseph, père de Jésus et patron des travailleurs.

Siméon-Théberge, carré

Personnage qui fut maire du canton de 1926 à 1931.

T

Turcotte, carré

Baptisé ainsi en l’honneur de J.-S.-N. Turcotte et de son fils Jean-Joseph, qui furent tous deux notaires. Ceux-ci ont également siégé à la mairie de Normandin, le premier de 1917 à 1922, de 1926 à 1928, de 1932 à 1933 et de 1935 à 1947; le second de 1955 à 1966.

V

Valois, av.

En l’honneur de la famille Valois, dont l’implication politique à Normandin remonte à très loin. Médéric Valois a été maire de Normandin de 1914 à 1915, de 1923 à 1926 et de 1933 à 1935 et organisateur du Parti libéral pendant de nombreuses années.

Villeneuve, rue

Son nom fait allusion aux familles Villeneuve de Normandin dont un représentant, M. Alfred Villeneuve, fut maire du canton de 1957 à 1960.

W

Weiss, carré

Pour rendre hommage à Salomon Weiss, marchand industriel d’origine juive qui fit le commerce du bois dans les années 1930-1940 et qui possédait un magasin. Il s’est également associé à Patrick Hamel, à l’époque où celui-ci s’efforçait de développer la culture du bleuet au Lac-Saint-Jean.